Traversée
par la Compagnie d’Objet Direct
- Dates : Jeudi 7 et vendredi 8 juin
- Lieu : Théâtre de la Cité Internationale
- Durée : 45 min
- Parcours : A, B, C, D, E, F, G, H, I, J, K, L
Conception : Jeanne Sandjian
CO - Mise en scène : Mathieu Enderlin et Claire Vialon
Interprétation : Fatima El Hassouni et Jeanne Sandjian
Direction musicale : Fatima El Hassouni
Marionnettes : Jeanne Sandjian
Lumière et photographies : David Schaffer
Coproduit par Cepovett
Avec le soutien de la ville de Gennevilliers et l’aide à la résidence de la Ferme du Buisson, du Théâtre Aux Mains Nues et de la Nef-Manufacture d’utopies.
Marionnettes et chants a capella
Ailleurs, dans un temps indéfini, un village est victime d’un massacre. Il faut fuir pour survivre. S’arracher à sa terre. Fragments d’un peuple déraciné, les rescapés errent à travers le pays. Ce sont des ombres déportées dans l’inconnu, des plumes pour le vent. Ils ont avec eux comme unique bagage, des chants et l’espoir d’une terre d’accueil. Un oiseau migrateur, volant vers des climats plus doux, les accompagne.
Détachés du sol et soutenus par de maigres racines mises à nu, les personnages sont suspendus, éternellement en marche, flottant dans le vide. Leurs visages sont à peine esquissés, comme perdus dans les brumes de notre cerveau.
Inspiré de l’histoire personnelle de sa conceptrice (Jeanne Sandjian), ce spectacle s’inscrit aussi dans la grande Histoire : ses grands-parents, rescapés du génocide arménien, ont trouvé refuge en France où ils ont écrit la suite de leur histoire. Comme de nombreux descendants de ces diasporas, Jeanne Sandjian est habitée par des images résurgentes, souvenirs jamais vus ni jamais vécus, à partir desquels elle a composé ce spectacle. Elle a aussi puisé dans ses origines un chant arménien, intitulé Grounk, emblème des migrants du génocide de 1915 : il s’agit d’une supplique à une grue, oiseau migrateur, de donner des nouvelles du pays d’origine. A ce chant se mêlent des chants de différentes cultures. Car au-delà de l’histoire personnelle, le spectacle s’appuie sur une mémoire collective des migrations : aucune référence précise, temporelle ou géographique ne restreint le spectacle à une seule et unique interprétation.
Puppets and a capella songs Poems and a capella songs recount the adventures of a tiny group of migrants represented by puppets perched on metal roots.

